les artisanes


Le travail artistique que nous réalisons est une expression de notre pensée et de la culture millénaire de nos peuples à travers les couleurs, les motifs brodés ou tissés, les matériaux utilisés et l’usage que nous attribuons à chaque création.

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CARACOL ZAPATISTE D’OVENTIC

Le Caracol est l’entité administrative des zapatistes, c’est là que siège le gouvernement autonome. Chaque groupe de production y est représenté, les femmes aussi disposent de leur espace à travers les coopératives de femmes ou les collectifs d’artisanes, l’essentiel de leur travail est consacré à l’artisanat textile mais certaines d’entre elles assument aussi en plus des charges au sein de l’organisation zapatiste : infirmière, institutrice, sage-femme, opératrice radio... .

Depuis 5 ans, La Milpa travaille en lien étroit avec deux groupes de femmes du Caracol d’Oventic, notre soutien économique s’accompagne d’un soutien politique pour le projet zapatiste qui construit depuis 1994 l’autonomie des peuples indigènes du Chiapas.

Nichim Rosas

Coopérative formée en mai 2001, elle réunie des femmes Tseltales de la communauté d’Aguacatenango. Les femmes de Nichim Rosas sont membres de l’organisation autonome zapatiste, leur coopérative est autant un outil de leur résistance, de leur autonomie que de leurs revendications culturelles. Grâce au travail collectif elles renforcent la solidarité et réussissent à vendre leur travail au prix juste même si encore aujourd’hui de nombreux efforts restent à faire pour combattre l’isolement et l’individualisme.

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Collectif Magdalena

Groupe de femmes de la communauté autonome zapatiste Magdalena la paz. Les artisanes sont engagées, au même titre que les hommes dans un projet de développement intégral conçu et géré par eux même : production d’artisanat (textile et fer forgé), production agricole (café et miel), cultures de subsistances (maïs et haricot) sont collectivisés et redistribués équitablement. Certains membres du collectif ont également des charges au sein de l’organisation zapatiste : promoteurs d’éducation, de santé ou encore opérateurs radio.

Les femmes du collectif travaillent dans le respect de leur culture millénaire, leur technique et leurs motifs sont fidèles aux traditions de leur village réputé pour son « huipil » cérémoniel. Elles tissent au métier à ceinture et ornent leur tissage de brocards colorés en laine ou en coton.

FEMMES DE MAIS EN RESISTANCE

Inicié en 1995, cette coopérative regroupe plusieurs collectifs de femmes de différentes communautés, leur objectif commun est de construire leur autonomie économique.

" Notre mission est de renforcer la solidarité et l’auto-gestion, d’améliorer notre travail artisanal et de militer pour une reconnaissance du droit des femmes. Nous revendiquons notre identité culturelle, en tant que femme maya du Chiapas, et nous sommes unies dans la recherche d’une alternative économique et politique pour plus de justice."

C’est en 2011 que démarre le travail avec La Milpa, un tout nouveau partenariat que nous espérons pérenne.

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Paschilik Antsetik, les femmes qui brodent

Nous sommes des femmes Tzotziles de la communauté "Crucero" , Municipe de San Juan Chamula. Nous luttons pour avoir une vie plus digne à travers notre artisanat. Nous nous sommes organisées en collectif en juin 1999, parce que nous avions une vie très pauvre. C’est pour cela que nous nous formons chaque jour un peu plus afin d’améliorer notre travail et ainsi nous arrivons à vivre mieux.

Notre artisanat est principalement à base de laine tissée, c’est la matière traditionnelle de nos vêtements depuis des générations. Nous travaillons à la main et ce que nous brodons représente l’histoire et la tradition de notre culture, les matériaux que nous utilisons pour teindre la laine sont naturels.

Jolometik Ta So Tleb, les travailleuses chauve-souris

Nous sommes des femmes Tzotziles du municipe de Zinacantán, nous luttons pour avoir une vie plus digne et plus juste à travers notre artisanat, nous nous sommes organisées en 1995 pour travailler ensemble et échanger nos problèmes de femmes. Ensemble nous cherchons à les résoudre, la majorité d’entre nous ne savent pas lire, pour cela nous devons trouver des moyens de gagner un peu d’argent afin de couvrir nos nécessités premières.

Notre artisanat est traditionnel, nous travaillons le coton sur des métiers à ceinture, nos broderies et couleurs représentent la nature et nos coutumes. Grâce au travail collectif, nous avons l’opportunité de nous former pour améliorer notre travail et partager avec d’autres femmes notre expérience et nos connaissances.